La loi de Moore tire à sa fin

Un chercheur d’IBM soutient que la «loi de Moore», qui stipule que le nombre de transistors dans un processeur double tous les deux ans, tire à sa fin.

Carl Anderson affirme que l’industrie se tourne plutôt vers d’autres technologies potentiellement moins coûteuses que la miniaturisation afin d’augmenter la puissance des microprocesseurs: les interconnexions optiques, l’empilement des transistors en trois dimensions ainsi que l’utilisation accrue d’accélérateurs, qui consiste à confier une fonction spécifique à un circuit intégré dédié uniquement à cette tâche.

Bien qu’il ne soit pas le premier à faire cette affirmation, le chercheur Carl Anderson a expliqué cette semaine, dans le cadre de l’International Symposium on Physical Design 2009, que les logiciels actuels, même les plus avancés, ne nécessitent plus le même rythme de croissance stipulé par Gordon Moore, un des trois fondateurs d’Intel.

En 1965, Gordon Moore a émis l’hypothèse que la complexité des semiconducteurs proposés en entrée de gamme doublait tous les ans à coût constant depuis 1959. Dix ans plus tard, le docteur en chimie a raffiné sa «loi» en ajoutant que le nombre de transistors des microprocesseurs doublait tous les deux ans. Trente-quatre ans plus tard, ses prédictions se sont avérées très proches de la réalité.

Or, la «loi» est vouée à être dépassée, comme le soutient Gordon Moore lui-même. Lors de l’Intel Developer Forum de septembre 2007, Moore a d’aileurs prédit que sa «loi» ne serait plus valide dans dix à quinze ans car l’industrie approche de plus en plus des limites physiques de la micro-électronique.

Lors de sa conférence cette semaine, Carl Anderson a pour sa part soutenu que l’industrie n’a déjà plus les moyens financiers nécessaires pour construire des usines capables de doubler tous les deux ans le nombre de transistors sur les microprocesseurs.

Source: EE Times